Pourquoi les magasins et les lieux très fréquentés peuvent-ils devenir angoissants ?

Allée de supermarché vide illustrant l’angoisse ressentie dans les magasins et les lieux très fréquentés

Angoisse dans les magasins et les lieux fréquentés

Pour certaines personnes, faire les courses est une activité parfaitement ordinaire.

Pour d’autres, entrer dans un supermarché, un centre commercial ou un endroit particulièrement fréquenté peut devenir une véritable épreuve.

Le bruit.

Les lumières.

Les personnes qui passent dans tous les sens.

Les files d’attente.

La sensation de ne pas pouvoir sortir immédiatement.

Et parfois cette pensée :

« Et si je me sentais mal ici ? »

Vous savez peut-être parfaitement qu’il n’y a pas de danger particulier.

Pourtant, votre corps ne semble pas recevoir le message.

Votre cœur accélère.

Vous avez chaud.

Vous vous sentez oppressé.

Vous cherchez la sortie du regard.

Vous essayez d’aller vite.

Et une fois dehors, vous ressentez enfin un soulagement.

Pourquoi certains endroits provoquent-ils autant d’inconfort ?

Il n’existe pas nécessairement une seule explication.

Pour certaines personnes, c’est la quantité de stimulations qui devient difficile.

Les conversations.

La musique.

Les annonces.

Les lumières.

Les mouvements.

La proximité avec de nombreuses personnes.

Pour d’autres, c’est davantage la sensation de ne pas pouvoir quitter facilement la situation.

Une file d’attente.

Un magasin immense.

Un lieu dans lequel on ne connaît pas immédiatement la sortie.

Et parfois, ce qui déclenche réellement la réaction reste difficile à identifier.

Vous savez simplement que, dans certains environnements, votre tension monte beaucoup plus rapidement.

L’anticipation peut commencer avant même d’être sur place

Au départ, l’angoisse apparaît peut-être seulement lorsque vous êtes dans le magasin.

Puis elle commence à s’installer avant.

Vous savez que vous devez aller faire les courses cet après-midi.

Et déjà vous y pensez.

Vous imaginez le parking plein.

Les caisses.

Le monde.

Le bruit.

La possibilité de vous sentir mal.

Puis différentes pensées apparaissent :

Et si je panique ?

Et si je dois sortir ?

Et si tout le monde me regarde ?

Et si je n’arrive pas à me calmer ?

Vous ne vivez alors plus uniquement la situation.

Vous vivez aussi l’anticipation de cette situation.

Et parfois, cette anticipation devient presque plus difficile que le moment lui-même.

Lorsque l’évitement commence à prendre de la place

Lorsque quelque chose nous fait peur, l’éviter apporte généralement un soulagement immédiat.

Vous choisissez un horaire où il y aura moins de monde.

Vous demandez à quelqu’un d’y aller pour vous.

Vous commandez tout en ligne.

Vous ne vous rendez plus dans certains endroits.

Et il n’y a rien de honteux là-dedans.

Nous cherchons naturellement à nous éloigner de ce qui nous met mal à l’aise.

La question devient plus importante lorsque cette peur commence progressivement à décider de l’organisation de votre vie.

Lorsque vous renoncez à certaines sorties.

Lorsque vous dépendez systématiquement de quelqu’un d’autre.

Lorsque vous commencez à vous demander plusieurs jours à l’avance comment éviter une situation.

À ce moment-là, il peut être intéressant de vous demander :

Est-ce que je choisis réellement d’éviter cet endroit, ou est-ce que ma peur choisit à ma place ?

Avancer ne signifie pas se forcer brutalement

Lorsque l’on veut sortir d’une peur, on imagine parfois qu’il faut l’affronter de front.

Se forcer.

Tenir.

Ne surtout pas partir.

Mais progresser ne signifie pas nécessairement commencer par la situation la plus difficile.

Vous pouvez avancer progressivement.

Un petit commerce plutôt qu’un immense centre commercial.

Un horaire calme plutôt qu’un samedi après-midi.

Quelques minutes plutôt qu’une heure.

L’objectif n’est pas de réussir une performance.

Il est de permettre progressivement à votre expérience de s’élargir.

De découvrir que vous pouvez ressentir de l’inconfort sans que celui-ci décide forcément de toute la suite.

Revenir à quelque chose de concret

Lorsque l’angoisse monte, notre attention peut se concentrer presque entièrement sur ce qui se passe à l’intérieur.

Mon cœur accélère.

Je ne me sens pas bien.

Ça recommence.

Il faut que je sorte.

Dans ces moments-là, revenir volontairement à quelques éléments très simples de votre environnement peut parfois aider à retrouver un point d’appui.

Sentir vos pieds dans vos chaussures.

Regarder réellement ce qui vous entoure.

Remarquer trois objets.

Sentir la température de l’air.

Prendre conscience de votre respiration sans chercher absolument à la contrôler.

Vous rappeler où vous êtes.

Il ne s’agit pas de nier ce que vous ressentez.

Simplement de ne pas laisser toute votre attention être absorbée par la peur.

« Tout le monde y arrive sauf moi »

À l’angoisse peut ensuite s’ajouter une autre difficulté :

le jugement que vous portez sur vous-même.

Faire les courses est quand même quelque chose de banal.

Pourquoi est-ce que moi je n’y arrive pas ?

C’est ridicule.

Je devrais pouvoir me contrôler.

Mais se juger ne fait généralement pas disparaître la peur.

Cela ajoute simplement une couche supplémentaire de souffrance.

Vous pouvez commencer par reconnaître quelque chose de beaucoup plus simple :

« Cette situation est difficile pour moi aujourd’hui. »

Cela ne signifie pas qu’elle le sera toujours.

Cela ne dit rien de votre valeur.

Et vous n’avez pas besoin d’avoir honte du fait que votre corps et vos émotions réagissent ainsi.

Lorsque la peur commence à réduire votre monde

Vous avez parfaitement le droit de préférer les endroits calmes.

Tout le monde n’aime pas les centres commerciaux, les foules ou les lieux bruyants.

La question devient différente lorsque cette peur vous empêche de faire des choses que vous aimeriez pouvoir faire.

Lorsque vous refusez certaines sorties.

Lorsque les courses deviennent une source d’angoisse plusieurs jours à l’avance.

Lorsque vous ne vous déplacez plus seul.

Lorsque l’évitement prend progressivement davantage de place.

Il peut alors devenir intéressant d’explorer ce qui se passe plus personnellement pour vous.

Sans conclure automatiquement à un diagnostic.

Sans vous coller une étiquette.

Mais en essayant de comprendre ce qui déclenche cette réaction, comment elle s’installe et comment vous pourriez progressivement retrouver davantage de liberté.

Si les magasins, la foule ou certains lieux très fréquentés commencent à limiter votre quotidien, je peux vous accompagner pour comprendre ce qui se joue pour vous et avancer à votre rythme vers davantage de sécurité et d’autonomie.

Amély Montel, thérapeute
À propos de l’auteure Amély Montel

Thérapeute à Crest et à distance, j’accompagne chaque personne de manière personnalisée en prenant en compte le corps, les émotions, les ressentis et ce qu’elle traverse dans sa vie. Mon approche vise à vous aider à mieux comprendre ce que vous vivez, à retrouver vos propres ressources et à avancer vers davantage d’équilibre et d’autonomie.

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